Artois And Antoinette, the Incestuous Queen


In 1777 Count Artois, the younger brother of Louis XVI makes a bet with his sister-in-law, Marie-Antoinette, to build himself in two months a palace at the edge of the Forest of Boulogne; today it is a nocturnal rendez-vous neighborhood of Paris. The prince wins the bet, and by the end of her summer sojourn at Fontainbleau, the Queen inaugurates the new house complete with the garden, grotto, artificial lakes and furniture. The sign above the entrance reads, PARVA SED APTA, which we could translate as Small But Ready.

Not surprisingly the libidinous fantasies written about the king’s brother and Marie-Antoinette have this place as one of their settings. The incestuous fantasies are persistent because they cover more than one member of the family. For the same reason Count Fersen, the real lover of the Queen, cannot make a good protagonist. The political satire does not need to be factual. Even during the Queen’s trial, when the revolutionary court judges primarily the morals of Marie-Antoinette, the Prosecutor prefers to focus on other issues than her relationship with Fersen whose name inevitably pops up but is invariably glossed over by Hebert.

Out of the stream of pamphlets produced during the late XVIII century involving Artois and Anoinette, the best one is entitled Les Amours de Charlot et d’Anoinette. Now this one takes place at Versailles: the author deliberately marks the location with V. because V. is a location of the greatest economy and, like Kremlin or the White House, is the seat of the government, as well as the hot bed of vice.

The plot in this pornographic text is quite simple, it develops around coitus interraptus: every time Artois is about to bring Marie-Antoinette to a climax, someone walks in on them, and so three times they have to start all over again, and so the poor Queen cannot ever be satisfied.

What is the meaning there? The Queen is desperate to have some privacy, but a small detail helps the author to blame it all on the victim. She herself inadvertently pushes the bell when in a state of sexual frenzy. Hence the paradox: the people who come and do not let her do the same, are actually summoned there by the call to duty. She invites everyone, then puts the Do Not Disturb sign out, then calls the room service. Hence the paradox of her life, as well as the paradox of the French Revolution.

Below is the original French text, which I may translate some day.

LES AMOURS DE CHARLOT ET TOINETTE

Pièce dérobée à V… ( Versailles )

Une Reine jeune et fringuante,

Dont l’Epoux très Auguste était mauvais fouteur,

Faisait, de temps en temps, en femme très prudente,

Diversion à sa douleur,

En mettant à profit la petite industrie

D’un esprit las d’attendre et d’un con mal foutu.

Dans une douce rêverie

Son jolie petit corps ramassé, nu, tout nu,

Tantôt sur le duvet d’une molle bergère,

Avec un certain doigt, le Portier de l’Amour,

Se délassait la nuit des contraintes du jour;

Et brûlait son encens pour le Dieu de Cythère:

Tantôt mourant d’ennui au milieu d’un beau jour,

Elle se trémoussait toute seule en sa couche:

Ses tétons palpitants, ses beaux yeux, et sa bouche,

Doucement haletant, entrouverte à demi,

Semblait d’un fier fouteur inviter le défi.

Dans ses lubriques attitudes,

Antoinette aurait bien voulu

N’en pas demeurer aux préludes,

Et que L… ( Louis XVI ) l’eût mieux foutue;

Mais à cela que peut-on dire?

On sait bien que le pauvre Sire,

Trois ou quatre fois condamné

Par la salubre faculté,

Pour impuissance très complète,

Ne peut satisfaire Antoinette.

De ce malheur bien convaincu,

Attendu que son allumette

N’est pas plus grosse qu’un fétu;

Que toujours molle et toujours croche,

Il n’a de vit que dans la poche;

Qu’au lieu de foutre, il est foutu

Comme feu le prélat d’Antioche.

D’A… ( d’ Artois ) sentant un jour la grâce triomphante,

Du foutre et du désir la grâce renaissante,

Vint aux pieds de la Reine espérer et trembler;

Il perd souvent la voix en voulant lui parler,

Presse ses belles belles mains d’une main caressante,

Laisse parfois briller sa flamme impatiente,

Il montre un peu de trouble, il en donne à son tour;

Plaire à Toinette enfin fut l’affaire d’un jour:

Les princes et les rois vont très vite en Amour.

Dans une belle alcôve artistement dorée,

Qui n’était point obscure et point trop éclairée,

Sur un sopha mollet, de velours revêtu,

De l’Auguste beauté les charmes sont reçus.

Le Prince présente son vit à la Déesse:

Moment délicieux de foutre et de tendresse!

Le coeur lui bat, l’amour et la pudeur

Peignent cette beauté d’une aimable rougeur;

Mais la pudeur se passe, et l’Amour seul demeure:

La Reine se défend faiblement, elle pleure.

Les yeux du fier d’A… éblouis, enchantés

Animés d’un beau feu, parcourent ces beautés:

Ah! qui n’en serait pas effet idolâtre.

Sous un cou bien tourné, qui fait honte à l’albâtre,

Sont deux jolis tétons, séparés, faits au tour,

Palpitant doucement, arrondis par l’Amour:

Sur chacun d’eux s’élève une petite rose.

Téton, téton charmant, qui jamais ne repose,

Vous semblez inviter la main à vous presser,

L’oeil à vous contempler, la bouche à vous baiser.

Antoinette est divine et tout est charme en elle:

La douce volupté dont elle prend sa part,

Semble encore lui donner une grâce nouvelle:

Le plaisir l’embellit, l’Amour est un grand fard.

D’A… la sait par coeur et partout il la baise,

Son membre est un tison, son coeur une fournaise;

Il baise ses beaux bras, son joli petit con,

Et tantôt une fesse et tantôt un téton:

Il claque doucement sa fesse rebondie,

Cuisse, ventre, nombril, le centre de tout bien;

Le Prince baise tout dans sa douce folie;

Et sans s’apercevoir qu’il a l’air d’un vaurien,

Tout transporté qu’il est dans son ardeur extrème,

Il veut tirer tout droit au but de l’amitié.

Antoinette feignant d’éviter ce qu’elle aime,

Crainte de surprise, ne se prête qu’à moitié:

D’A… saisit l’instant, et Toinette vaincue

Sent enfin qu’il est doux d’être aussi bien foutue.

Pendant que tendrement l’amour les entrelace

Que Charles la serrant, lui fait demander grâce,

Antoinette palpite, et déjà dans ses yeux

Se peignent les plaisirs des Dieux:

Ils touchent au bonheur; mais le sort est un traître,

On entend la sonnette… un page vigilant

Trop pressé d’obéir, les dérange en entrant…

Ouvrir et se montrer… tout voir et disparaître,

Fut l’affaire d’un seul instant.

Stupéfié de sa disgrâce,

D’A… avait quitté la place.

La Belle gémissait,

Baissait les yeux, rougissait,

Sans proférer une parole:

Par un nouveau baiser le Prince la console,

” Oubliez, chère Reine, oubliez ce malheur,

Si cet importun trop alerte

A retardé notre bonheur,

Souvent l’infortune soufferte

Donne au plaisir plus de vigueur.

Sus, dit-le Beau d’A…, réparons cette perte.”

Chemin faisant, il essayait

Une plus grande chance,

A quoi la Reine s’opposait

Avec un air de résistance,

Qui rendait plus piquants leurs amoureux transports,

Et n’étalait que mieux tous ses petits trésors.

Tant et tant, cher Lecteur, nos amants se foutirent,

Que les coups de cul les trahirent.

Une seconde fois monte encore Sieur Gervais:

Que veut Sa Mjesté?… oh parbleu! c’est exprès,

Dit d’A… en colère,

Je n’entends rien à ce mystère,

Voilà de cruels surveillants,

A tout moment ici, que veulent donc ces gens?

La Reine n’entend plus… enfin de leur méprise

A peine leur âme est remise,

Qu’ils fouillent avec un grand soin,

Jusques au plus petit recoin,

Pour découvrir quelle est la cause

D’un si perfide événement;

Mais ils ne trouvent rien, l’Amour pleure sa pause,

La Reine se désole, elle pousse des sanglots,

Puis se laisse tomber comme une lourde masse

Sur un epile de carreaux,

Muets témoins de sa disgrâce.

Le charme cesse alors, et son joli corps casse

L’obstacle de leurs feux… C’est le maudit ruban

De la sonnette, dont le gland,

Source maudite, empoisonnée,

Des accidents de la journée,

Entre deux coussins était pris…

A chaque élan de leur tendresse

Des douceurs qu’on goûte à Cypris

Un grand coup de sonnette ébruitait l’ivresse.

Ah! que de ribauds seraient pris,

Si dans l’accès de leurs goguettes,

Ils rencontraient ainsi des cordons de sonnettes.

Nos amants rassurés fêtent encore l’Amour

Deux ou trois bonnes fois, avant la fin du jour:

Et plongés tous deux dans le sein des délices,

Ils semblent savourer leurs précieux prémisses.

Chaque jour plus heureux, devenant plus ardents,

Ils offrent à Venus leurs feux toujours fidèles;

Ils se foutent souvent, et l’amour et le temps,

Pour ces heureux amants, semblent n’avoir plus d’ailes.

Quant à moi, si l’on m’asservit

A jouir de grands biens, sans rire, foutre, et plaire,

Afin de me sauver d’une telle misère,

J’aime mieux me couper le vit.

Quand on nous parle de vertu,

C’est souvent par envie;

Car enfin serions-nous en vie,

Si nos pères n’eussent foutu.

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About versaillesgossip, before and after Francis Ponge

The author of the blogs Versailles Gossip and Before and After Francis Ponge, Vadim Bystritski lives and teaches in Brest France. The the three main themes of his literary endeavours are humor, the French Prose Poetry, the French XVII and XVIII Century Art and History. His writings and occasionally art has been published in a number of ezines (Eratio, Out of Nothing, Scars TV, etc). He also contributes to Pinterest where he comments on the artifiacts from the Louvre and other collections. Some of his shorter texts are in Spanish, Russian and French.
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One Response to Artois And Antoinette, the Incestuous Queen

  1. Elen Tj says:

    I really like your writing style, great info, thank you for putting up :D. “Inquiry is fatal to certainty.” by Will Durant.

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