“Patriotic Brothel”, the Late XVIII Century Pornographic Theater.


“There is a moment of silence during which everyone is getting f***ed in the a**.” Hm…. This porno-political farce attacks everyone. The only leader of the French Revolution conspicuous by his absence happens to be Robespierre; otherwise, La Fayette, Danton, Marat, Mirabeau all take part in the orgy under the auspices of their porno-Queen, who gracefully hosts the party. It is no longer a political satire to attack the libertine aristocracy. All the social groups are welcome! Even Marat, who is not welcome, shows up to declare that he is there not to f*** but to be f***ed! The traditional object of porno-criticism is still present, and the idea on lining up all her dicks to pave the road from Paris to Versailles reserves her an honorific position at this gala-event; nevertheless, we must say that the Queen is being replaced: She is there only to inaugurate a new orgiastic order.

This new order appears to be truly democratic: it embraces everyone, the clergy, the military, the white and the blue-collar workers, the rich and the poor. The tariffs are postulated at the entrance and they are on a sliding scale. You may even get an idea of the national reconciliation, an XVIII century Woodstock! And yet the bloody events of September 1781 do not leave any room for optimism: The case of Princess Lamballe, raped both alive and dead, her breasts and  genitals cut off, heart cooked and devoured, head smashed with the hammer, then coiffed and brought under the windows of Temple, so that the former Queen could give her former lover the last kiss, this case alone may stand for all of the excesses.

There is an inevitable loss of the moral high grounds in any massacre. The martyrdom purifies and justifies so much! Our aesthetic universe has evolved around the idea of pain, suffering and death. Our heart bleeds toward the victim. Our sexuality, does it follow our aesthetics? Do the trends of self-mutilation — aesthetic surgery, teeth-capping, body-building, body-piercing, tattoos, circumcision serve as indices that a love-in may easily turn into a blood-bath?

Below is a complete text of the play which I may translate some day.

ÉPITRE

De Marie-Antoinette d’Autriche, Reine des Français, 
aux Députés de la seconde Législature

MESSIEURS,

Vous arrivez dans la plus belle et la plus vaste métropole de l’Europe 
pour succéder aux fonctions des premiers législateurs de votre patrie. 
J’ai pressenti que vos travaux seraient pénibles, 
et qu’il était de toute nécessité de vous préparer 
des délassements agréables pour les instants intermédiaires de vos occupations politiques. 
Comme reine des Français et la première femme de France par la dignité de mon rang, 
je me suis imposé l’obligation de travailler pour vos plaisirs, 
en reconnaissance des services que vous allez rendre à vos compatriotes. 
Un bienfait en vaut un autre, et je suis jalouse 
de vous procurer les jouissances les plus délicieuses de la vie 
et les plus nécessaires pour la propagation du genre humain. 
Je suis encore dans l’âge de soulager les tourments des Priapes 
nerveux et de présider dans les boudoirs de Cithérée.

C’est dans ces intentions secourables que j’ai établi un Bordel national 
dans le même lieu où j’en avais établi un à l’usage des Confédérés Provinciaux, 
pour être plus à portée d’offrir mes services au public 
et de préférence aux nouveaux membres de la seconde législature. 
Pour qu’il ne manque rien à cette maison de volupté, 
j’en ai nommé pour directrice la première héroïne en galanterie, 
la demoiselle Théroigne, dont les exploits galants sont connus de toute la capitale, 
femme qui réunit à une pratique consommée, 
une théorie qui lui mérite une préférence légitime 
sur toutes les mamans les plus aguerries des Bordels du royaume. 
Avec des précautions si raffinées, vous ne pouvez douter, 
Messieurs du nouvel aréopage national, que vous n’aurez rien à désirer, 
que vous aurez la faculté de jouir 
et de choisir dans un nombre infini de femmes 
et de filles complaisantes et prévenantes à l’excès et de tout âge. 
De la brune vous passerez dans les bras de la blonde, 
et quand sous serez rassasiés de l’une et de l’autre, 
vous trouverez pour réveiller vos sens assoupis des Ganimèdes modernes, 
qui rallumeront vos feux amortis. 
Vous serez à même de vous venger aussi de vos femmes infidèles qui vous ont cocufiés, 
en faisant à votre tour des cocus de tout rang. 
Cette vengeance est bien douce. Je vous en offre le prix, 
si vous me jugez digne de la pomme. 
Mademoiselle Théroigne a soin de rajeunir chaque jour mon sérail patriotique, 
en y admettant sans cesse des pupilles de la plus audacieuse fraîcheur, 
à qui elle donne des leçons de condescendance et de posture avantageuse 
pour la consommation du sacrifice amoureux. 
Tous les suppôts de Priape, quelque soit leur caractère, 
seront gracieusement admis dans ce Bordel patriotique. 
Le prélat, le père séraphique, le novice comme le militaire de tout grade, 
le magistrat, le financier, le commis et le valet de bureau seront reçus pour leur argent.

Les femmes mariées d’un tempérament brûlé, qui ne seraient pas satisfaites de leurs maris, 
ont le droit d’y venir s’y dédommager. 
Les filles, et même les religieuses seront bienvenues pour y faire leur apprentissage.

Accourez ribauds et fouteurs de tout genre, 
arrivez maquerelles et putains de toutes les conditions recevoir des instructions, 
et goûter les plaisirs délicieux que je vous prépare.

Et vous, Messieurs de la seconde législature, 
soyez persuadés que vous ne serez pas moins bien traités que vos prédécesseurs.

MARIE-ANTOINETTE D’AUTRICHE, reine des Français.

Invocation de la Reine et de Mademoiselle Théroigne à la figure de Priape, 
au moment qu’elles ornent de guirlandes le membre vigoureux de ce dieu, 
le premier des fouteurs des Sirènes du Ciel et de la Terre

HYME À PRIAPE

Priape, puissant dieu des amours de la terre,
Perce nous de ton aiguillon ;
Sois sensible à nos prières,
De ton dard vigoureux enfile-nous le CON
Fais passer dans nos corps et tes feux et ton foutre,
Rafraîchis-nous des flots de ton sperme divin,
Bourre sans te lasser notre brûlant vagin.
Nos besoins désormais ne peuvent passer outre,
Fous et fous-nous jusqu’à demain.
Jadis Pygmalion a foutu des Statues,
comme Ixion foutait des Nues ;
Pour te faire un plus grand honneur
Tempère notre ardeur extrême,
Et sans perdre de ta vigueur,
Tu peux, sans en paraître blême,
A couillons rabattus nous donner le bonheur.
EXPLICATION DU FRONTISPICE

Il représente la statue de Priape sur un piédestal, la Reine, à gauche, 
tenant, d’une main, une guirlande de fleurs, dont elle l’entoure, 
et de l’autre chatouillant le père du genre humain, qui fait tant de plaisir aux femmes. 
La Reine se pâme de plaisir, en pressant ce membre charmant contre son sein. 
Mlle Théroigne est à droite de la statue, tenant de la main droite le bout de la guirlande, 
et de la gauche les deux couillons, en chantant un hymne à la gloire du Dieu de la Fouterie. 
Elle paraît moins passionnée que la Reine, 
parce que le patriotisme et la philosophie tempèrent un peu ses sens, 
quoiqu’elle soit aussi voluptueuse dans l’action.

PROSPECTUS

DU BORDEL PATRIOTIQUE
établi
par LA REINE
Cet établissement patriotique réunira tous les avantages et tous les agréments. 
Les différentes conditions de l’ordre social y seront admises, 
en proportion pourtant des sacrifices pécuniaires, 
du rang et de la fortune de ceux qui se présenteront.

Mademoiselle Théroigne, dont l’intelligence et le raffinement en lubricité ont éclaté, 
s’est montrée jalouse de se surpasser encore dans cette nouvelle institution. 
Elle a tout prévu pour la satisfaction et les plaisirs des étrangers comme des nationaux. 
Elle a eu grand soin de remplir la vaste abbaye des filles les plus fraîches d’Europe. 
Les Circassiennes si renommées ne l’emporteraient pas sur les houris enchanteresses de ses sérails. 
Les femmes les plus appétissantes, les plus voluptueuses, 
les plus agaçantes, par les gestes lascifs, et les propos luxurieux, y sont rassemblées.

Pour prévenir les désirs de tous les sacrificateurs, 
pour procurer du plaisir à tout le monde, 
elle n’a pas oublié de recevoir, 
dans ses réduits amoureux, des Ganimèdes, des bardaches, 
des pédérastes, des gamahucheuses, des tribades, des sodomites, des enculeurs. 
Toutes les passions, tous les goûts des deux sexes y seront pleinement satisfaits ; 
un homme y jouira avec un homme, et une femme avec une femme. 
Les désirs, les transports des sens y seront assouvis. 
Après la jouissance naturelle, la conjonction de l’homme avec la femme, 
on pourra librement passer à la jouissance antiphysique et comparer ensuite la différence des sensations. 
Comme mademoiselle Théroigne présume que, dans les deux sexes, 
il y aura des personnes qui n’auront pas connu les différentes attitudes, 
les différents genres, les manières diverses de foutre, et d’être délicieusement foutue, d’enculer ou de l’être, 
elle offre de donner des leçons sûres, des principes certains pour savourer, pour pomper le sperme prolifique.

Cette demoiselle complaisante, en sa qualité de bonne citoyenne, d’excellente patriote, 
offre dans ce temps de fête, des plaisirs raffinés, 
naturels et anti-physiques, afin que tout le monde puisse en prendre.

On s’abonne soir et matin, en son bureau de fouterie et d’enculage, 
rue Tire-boudin, à l’enseigne des deux couillons.

Tarifs des Souscriptions
Le prix de la souscription pour un...
Est de... (en Louis)
Prince	2400
Princesse	2400
Cardinal-Archevêque	2000
Évêque	1500
Abbé	1200
Abbesse	1200
Chanoine	600
Curé de Paris	600
Curé de campagne	200
Chapelain ou Sacristain	24
Moine	60
Suisse, Bedeau	60
Maréchal de France	2400
Duc et pair	2400
Lieutenant-général	1600
Maréchal-de-camp	1200
Brigadier des armées	1000
Colonel	800
Lieutenant-colonel, major	700
Capitaine	600
Lieutenant, sous-lieutenant	400
Sergent, maréchal-des-logis, fourrier	24
Soldat, grenadier, cavalier, dragon, hussard, canonier, tambour, fifre, musicien	3
Actrice, comédienne, bâteleuse, danseuse, histrionne, chanteuse, coureuse	3
Opérateur, charlatan, joueur de gobelets, pierrot, arlequin, baladin, fauteur, escamoteur	3
Homme de qualité	 ?
Bourgeois	60
Bourgeoise	60
Artisan, ouvrier	24
Artiste	48
Ribotteur, crocheteur, porte-faix, sonneur, savetier, ivrogne	3
Femme ou fille de joie	3
Compagnon imprimeur, compositeur	6
Prote	12
Maître-imprimeur, libraire	24
Domestique, laquais, valet-de-pied, cuisinier, marmiton	3
Intendant de maison, secrétaire, trésorier, caissier	24
Garçon de bureau, chauffe-cire	3
Chancelier, garde-des-sceaux	200
Premier-Président	1800
Présidents-à-mortiers	1600
Conseillers, avocats, procureux généraux	1400
Substituts	1200
Avocats	1000
Procureurs	1500
Greffiers	1500
Huissiers des Cours souveraines	1200
Greffiers de basses juridictions	100
Copistes du palais, praticiens, clercs, colporteurs, archers	3
docteurs de Sorbonne, de Navarre	200
Lecteurs en théologie, professeurs de philosophie, de rhétorique	200
Professeurs d’humanités	150
Principaux de collèges, supérierus de séminaires, de communautés	300
Docteurs en droit, en médecine	200
Licencié, bachelier, maître-ès-arts	100
Maître de latin, de grec, d’histoire, de géographie, de dessin	50
Maître d’école, de danse, de musique, d’écriture	30
Leurs femmes	18
Correcteurs, fouetteur	6
Écolier	12
Fermier, receveurs généraux, intendants	3000
Ministres	6000
Chefs de bureau de finances	2000
Leurs femmes	1000
Premiers commis : directeurs des aides, receveurs des tailles, contrôleurs des actes, contrôleurs ambulants	800
Receveurs généraux des gabelles, des aides	800
Leurs substituts	400
Commis, maltotiers, petits commis, dans toutes les parties	50
Paysanne, servante, laveuse de vaisselle	3
Cuisinier en chef, maître-d’hôtel	12
Marchand en gros, marchands de vin, d’eau-de-vie, limonadier	24
Poissards, poissardes, harangères, orangères	6
MM. les députés de l’assemblée nationale	48
Présidents, secrétaires, greffiers, conseillers, administrateurs des communes, grippe-fols et chefs de districts	108
Pour les confédérés provinciaux	6
Messieurs les auteurs et gens de lettres, seront reçus avec distinction, avec reconnaissance et gratuitement ; 
ils auront les premières places, et seront les premiers servis à la table et au lit.

EXCEPTIONS
Tout perturbateur du repos public sera exclu.

Défenses très expresses sont faites à ce plat folliculaire, à cet ignare barbouilleur de papier, 
l’avorton Marat de se présenter dans cette société de plaisir et de galanterie.

Pareilles défenses sont faites à Mitousset de Beauvois, 
ce polisson de procureur-syndic des Communes, à Cahier de Gerville, 
à Vauvilliers, à Dupont-du-Tertre, 
et aussi à tant d’autres gredins de même aloi et de même compagnie.

AVIS INTÉRESSANT
Tous les abonnés qui se présenteront, jouiront du double agrément, 
après qu’ils auront bien tiré, 
enfilé des culs, des cons, qu’ils les auront bourré et embouriqués, 
d’entendre une superbe musique vocale, 
accompagnée de tous les instruments les plus flatteurs à l’oreille pendant ces concerts mélodieux ; 
le public sera délicatement servi, les mets les plus exquis, ne seront pas épargnés. 
Chacun sera à côté de sa chacune, et chacun à côté de son chacun, selon le goût des gens.

Des fontaines, des bassins, recevront au sein de leurs eaux, les endemions et leurs maîtresses ; 
la volupté sera annoncée par le chant mélodieux des oiseaux ; 
des dais de feuillages couvriront les sacrificateurs 
et feront aux yeux un mystère de leurs épanchements et de leurs plaisirs.

Le palais qui sera le réduit des réjouissances voluptueuses, 
efface en beautés, en séductions, en enchantements le palais d’Armide. 
Tout y invite à l’amour, à l’accouplement et à la fouterie. 
La liberté, la licence, ont dans ce temple délicieux, un autel paré de guirlandes et de mille agréments, 
faits pour enchanter l’esprit, l’âme, les yeux, et les oreilles.

Hâtez-vous, chers compatriotes, étrangers généreux et sensibles, 
de venir prendre part à ces fêtes charmantes, 
qui feront oublier toutes les assemblées et les jeux si célèbres dans l’antiquité, 
connus sous le nom de jeux olympiques. 
Le Palais Royal renferme le plus beau, le plus magnifique, le plus merveilleux des cirques ; 
il sera le théâtre de vos dissipations, de vos amours et de vos orgies. 
Sans craindre les médisants et les jaloux, vous jouirez sans remords et sans regrets.

Accourez braves et galants français, venez recevoir des mains des belles, 
le prix de votre courage et de votre patriotisme.

* * *

EXPLICATION DE LA SECONDE ESTAMPE

Elle représente le salon du cirque, dans lequel sont une partie des députés à l’assemblée nationale, 
foutant, enculant, gamahuchant, et se branlant la pine ; 
la reine est foutue à droite par Bazin, son valet-de-chambre, 
que Monsieur encule, tandis que le Chapelier lèche le cul de la reine, en se branlant la pine ; 
au milieu, Madame le Jay, libraire, tenant une poignée de verges, branle le vit au maire de Paris, 
dont le tempérament froid l’empêche de bander et de foutre ; 
mademoiselle Théroigne le tient dans ses bras, et lui chatouille les couilles, 
tandis que d’Anton, le cul par terre, la gamahuche.

PERSONNAGES

  Mlle THÉROIGNE, institutrice du Bordel National.
  MARIE-ANTOINETTE d’AUTRICHE, première prêtresse.
  M. DE LA FAYETTE, fouteur en con.
  M. BAILLY, fouteur en cul et en con, par sa double qualité d’Académicien & de Maire de Paris.
  BAZIN, premier fouteur de la Reine, fils de charcutier et de son Valet-de-chambre.
  MONSIEUR, fouteur de Madame la comtesse de Balby.
  Les LAMETH, l’évêque d’AUTUN, BARNAVE, le CHAPELLIER, tous quatre fouteurs en cul et en con.
  MIRABEAU l’aîné, fouteur de Madame le Jay.
  Madame le JAY, épouse d’un libraire.
  D’ANTON, président du district des Cordeliers, et fouteur en titre de Mlle Théroigne.
  MARAT, auteur de l’Ami du Peuple, lèche-con et lèche-cul.
  PLUSIEURS PERSONNAGES MUETS.

La scène est au Cirque du Palais Royal
BORDEL PATRIOTIQUE

SCÈNE PREMIÈRE
BAILLY, seul
J’ai longtemps vécu dans l’obscurité. 
Tout triple académicien que je sois parvenu, je ne faisais pas grand bruit. 
J’avais brigué les honneurs du fauteuil ; je les ai obtenus à la faveur d’intrigues secrètes. 
Ces dignités m’ont fait passer pour un grand homme, et mes concitoyens m’ont député aux états-généraux, 
dits aujourd’hui l’Assemblée nationale.

Telle est l’origine de ma grandeur, de mon élévation et de ma fortune.

Après la mort de Flesselles qui ne foutait que des cons, qui les foutait mal, 
et qui se trouva foutu lui-même, comme un Jean-Foutre qu’il était, 
je me fis déférer sa place qui en remplissait quatre.

Je devins en un instant Maire de Paris, Prévôt des marchands, Lieutenant de police, etc., etc. 
Avec ces places, je n’eus point de peine à mettre force foin dans mes bottes. 
Car indépendamment des gros honoraires attachés à mes dignités, j’ai tant tiré, tant volé, 
que je ne reconnais plus aujourd’hui les plus opulents de ma famille, 
qui me regardaient comme un gueux, 
et en effet ils n’avaient pas tort, je l’étais de toutes façons. 
Rien n’est tel que l’eau qui dort ; j’ai passé ma jeunesse dans les taudions, 
les bouzins, non pas dans les réduits des élégantes vérolées ; 
je n’avais pas assez de facultés pour gagner la vérole à si hauts frais. 
J’amassai des chancres, des poulains, d’abord dans la rue Jean-Saint-Denis, 
la rue de la Corroirie et le quai de l’ancienne place aux Veaux ; 
mais où je manquai de me faire étrangler, ce fut dans la célèbre rue de la Tannerie. 
Une certaine Sophie, après m’avoir saupoudré de la manière la plus virulente, 
m’avoir dépouillé (car je n’ai jamais été qu’un plat, 
aussi je reconnais bien la vérité de cet axiome : 
fallax vulgi judicium, par ma promotion aux charges et aux dignités) 
me fit administrer quelques vingtaines de coups de bâtons, de coups de pieds. 
Je sortis nu, battu, confondu, estropié, muni d’une vérole tenace ; 
mais les temps sont passés, je ne fous plus si souvent les femmes, je fous les hommes, 
et ma passion favorite est dans être foutu. 
Tel un Narcisse nouveau, sans en avoir la jeunesse ni la fraîcheur, 
je me plais à me mirer et à me branler le vit.

Dans l’heureuse révolution de l’empire français, 
révolution si douce, si avantageuse pour ma fortune et mon élévation, 
je conçois le dessein d’opérer une autre révolution dans la fouterie. 
Le peuple était l’esclave des grands, il était assujetti aux caprices des femmes, 
il avait beau s’évertuer à les foutre en con jour et nuit, les bougresses n’étaient pas contentes, 
et les pauvres maris, toujours trompés, ne manquaient pas d’être cocufiés. 
Les hommes, en suivant mon exemple, pourront se passer de putain ; 
au lieu de bourrer des cons, ils n’ont qu’à s’enculer. 
Le derrière vaut bien le devant, le tout dépend des goûts et de l’habitude. 
Les hommes retireront plus d’un avantage de ma méthode, 
ils se foutront des femmes en ne les foutant point. 
Ils étaient trahis, trompés par leurs Messalines, ils étaient à leurs genoux, 
les femmes seront à leurs pieds, et n’existeront que pour les servir. 
La population (me dira-t-on) s’éteindra. Qu’importe au bonheur des vivants ! 
La vie de l’homme est son éternité.

Oui, je veux continuer à foutre mes plus chers amis, mes confrères les Députés, 
mes collègues aux académies ; 
je n’aurai plus de postérité, tant mieux, je serai sevré de toute inquiétude sur le sort des enfants, 
que ma femme se ferait faire par ses fouteurs, et dont elle voudrait m’assurer la paternité.

Vous pouvez, madame Bailly, vous fâcher tant qu’il vous plaira, vous ne ferez plus foutus par moi. 
Je vais débuter par enculer la Fayette, qui aura l’honneur et le plaisir de m’enculer à son tour.

* * *
SCÈNE II
BAILLY, LA REINE DES FRANÇAIS, LA FAYETTE
La Reine des Français
Eh bien ! M. Bailly, vous devez être bien content de la révolution.

Bailly
Je n’ai point, Madame, à m’en plaindre. Je jouis à ma manière.

La Reine
Et moi aussi ; il m’a fallu prendre le parti de me consoler de l’absence de Madame de Polignac, 
avec qui je faisais des parties de plaisir. 
Nous nous faisions foutre toutes les deux par les plus vigoureux fouteurs de la cour, 
de la ville et du village ; 
le prince de Poix, après s’être assommé à me foutre en con, me procura un champion qui l’aurait emporté sur Hercule, 
dont j’ai fait mon valet-de-chambre. 
Vous avez entendu parler de Bazin, fils d’un charcutier de Marly, ah ! quel étonnant fouteur ! 
Il me foutait jusqu’à dix fois sans déconner et sans devenir blême. 
Sa place auprès de moi nous fournissait l’occasion de recommencer souvent. 
Aujourd’hui que je l’ai énervé, j’ai rabattu sur M. de la Fayette.

La Fayette
Madame, vous me faites honneur, et s’il vous plaisait de tenter un assaut de volupté.

La Reine
Êtes-vous prêt, êtes-vous en état ? n’allez pas compromettre la gloire de votre virilité. 
Pensez que je suis Reine, et que je veux être foutue comme une Reine.

(La Fayette tire son vit de sa culotte. Il trousse la Reine, la jette sur un sofa, 
et Bailly enfile La Fayette par derrière au même instant.)

La Fayette
Ah ! Madame, quelles délices !

La Reine
Courage, mon ami, ne vous retirez pas ; enfoncez,... Ah ! quel plaisir !

La Fayette
Êtes-vous contente, Madame ?

Bailly
Et vous, mon cher la Fayette, sentez-vous la pointe de mon vit ?

La Fayette
Quel double ravissement ! Quelle volupté divine ! quel bonheur de foutre et d’être foutu au même instant !

La Reine (se relevant, dit à la Fayette :)
Ah mon cher ami, reprenez vos sens et forces, pour recommencer encore.

La Fayette (se retournant)
Je vous avoue, Bailly, que j’aime mieux encore foutre le con d’une belle femme, telle que Sa Majesté, 
que d’enculer le derrière du plus bel Adonis de la terre.

La Reine
C’est la fouterie naturelle. On a cru que je me faisais branler par mes favorites, 
mes femmes : on s’est trompé. 
Mes amies, mes confidentes ne m’ont servi qu’à me procurer de beaux, de robustes cavaliers, 
et si tous les vits qui sont entrés dans mon con, 
étaient au bout les uns des autres, la longueur pourrait figurer la distance de Paris à Versailles.

La Fayette
Je vois bien, Madame, que vous connaissez l’art suprême de la fouterie. 
Vous savez avancer et reculer à propos pour mieux jouir.

Bailly
Lorsque mon père eut soin de m’envoyer chez un maître d’école où je n’appris rien, 
je ne me doutais point qu’il existât des collèges, des universités, des académies, 
et que je passerais par les différentes portes de ces maisons, 
plus fastueuses qu’utiles au progrès de la raison humaine, 
et à la propagation des lumières.

La Fayette
Je n’ai point tant piqué l’escabelle, griffonné tant de papier que vous, reçu tant de férules. 
J’ai retenu seulement, à coups de dictionnaire, trois mauvais mots de latin. 
Mais j’ai infiniment plus profité à l’école des filles et des femmes. 
Je me fis chasser (je m’en souviens, comme si c’était aujourd’hui) du collège, 
pour avoir fait entrer nocturnement des putains dans ma chambre, 
et avoir passé avec elles la nuit entre deux draps.

Bailly
Je n’ai pas été plus sage que vous ; mais les femmes n’ont pas excité mes plus vives passions. 
J’aime les hommes de préférence. 
Quoique je sois marié tout comme un autre, par des considérations secrètes, 
j’aime mieux le derrière de ma femme que son devant, et pour vous parler vrai, 
je paie mon domestique le double que vous payez les vôtres, 
parce que j’ai le plaisir de l’enculer, 
et qu’il se prête commodément à ma fureur.

La Fayette
J’ai aussi donné dans le péché antiphysique, mais ce goût m’est passé. 
Je fous aujourd’hui en con, et non en cul. La pédérastie, la sodomie ne me tentent plus , 
j’aime mieux m’exposer à puiser, à pomper la vérole dans le vagin des putains, 
que d’enculer un bougre.

Bailly
Ne discutons point des passions, des inclinations, des penchants, chacun jouit à sa fantaisie. 
Autrefois je foutais des femmes, des putains ; aujourd’hui ce n’est plus mon désir, 
je suis le partisan des passions des plus grands hommes de l’antiquité. 
Socrate, le sage Socrate, l’honneur de la raison humaine,étaitunfouteurencul.
Il n’a médit des cons que parce qu’il foutait en cul le jeune Alcibiade.

Epicure, Pythagore, Platon et Diogène étaient des sodomites, 
presque tous les rois de l’antiquité étaient des enculeurs. 
Dans les siècles modernes, les plus grands potentats étaient des pédérastes. 
Frédéric II, roi de Prusse, si célèbre par sa valeur, et son génie, n’aimait pas les femmes, 
il enculait les hommes, et s’en faisait enculer ; 
témoin Baculard d’Arnaud qu’il appelait son berger, et avec qui il gagna la cristalline, 
qu’il lui rendit bien. 
Témoin le roi de Suède régnant, qui fit venir dans ses états le comédien Monvel, 
enculeur si famé, mais qu’il renvoya après l’avoir usé et empoisonné par des assauts postérieurs. 
J’ai enculé moi-même la plus grande partie de mes subalternes dans les communes de la municipalité. 
J’ai foutu et refoutu en cul cent fois ce gredin de Mitouflet, 
mon procureur syndic, Vauvilliers, Blondel, Desfaucherets, Duport du Tertre. 
Je ne me suis brouillé avec Manuel, que parce qu’il n’a pas voulu me prêter son cul, 
et qu’il a refusé de m’enculer.

* * *
SCÈNE III
LA REINE, Mlle THÉROIGNE, BARNAVE, BAILLY, LA FAYETTE
Mlle Théroigne
J’arrive ici à propos, grande Reine, pour partager vos plaisirs. 
C’est sous vos auspices que j’ai conçu et exécuté l’établissement d’un Bordel patriotique. 
Il est juste que je donne une première leçon de ce genre de plaisir nouveau. 
Je me suis fait enculer ce matin par dix députés de l’Assemblée nationale, entr’autres par quatre prélats, 
et lm’infatigable abbé Sieyès. 
Mon Dieu que celui-ci est un excellent enfonceur ! 
j’ai cru qu’il m’aurait percé le fondement en outre. 
Je vais présentement, Madame, me laisser grimper par mon favori Barnave. 
Rien n’est tel que de varier les jouissances.

Barnave
(fout la Théroigne en con, et Bailly encule Barnave ; 
La Fayette remonte sur la Reine qu’il refout avec vigueur)

La Théroigne (à Barnave)
Allons, mon ami, fous moi à couillons rabattus, fous-moi en levrette pour gagner quelques pouces, 
et lâche-moi des flots de foutre !

Barnave
Présentez-vous bien, Mademoiselle, je vais faire péter les charnières de votre con ; 
et moi (de Bailly à Barnave) je vais perforer ton cul de la bonne manière en même temps. 
Foutons tous ici.

La Fayette (à la Reine)
Sentez-vous mon ardillon. Ah ciel ! je décharge, encore un coup de cul, encore un coup de cul. 
Quel doux transport ! 
Je me pâme d’aide et de plaisir.

La Reine (à Mademoiselle Théroigne)
Mademoiselle Théroigne, votre cavalier vous pique-t-il aussi vigoureusement que le mien m’enfonce son dard amoureux.

Mlle Théroigne
Ah, Madame, quel charme ! M. Barnave est incomparable ! 
J’ai été foutue par des milliers de fouteurs, j’ai tâté de la calotte, 
du froc, du militaire, il n’est rien de tel que M. Barnave, 
quoique M. Bailly le foute par derrière, il me fout supérieurement en con.

Bailly
Je foutrais jusqu’au cul de Lucifer.

Mlle Théroigne
Après que M. Barnave aura déconné, je me retournerai, et vous me mettrez votre vit dans les fesses.

Barnave
Et moi je foutrai au cul M. Bailly.

La Reine
Foutez, enculez-vous, Messieurs, tant qu’il vous plaira, quant à moi, je ne veux être foutue qu’en con. 
Il me faudrait un régiment entier, et tous les Carmes, 
les Cordeliers de France, pour assouvir mes ardeurs. 
Le con me brûle, il lui faut des torrents de foutre pour le rafraîchir. 
Quand vous aurez foutu, M. Barnave, votre ami, pour vous égayer vous foutrez en con à votre aise.

* * *
SCÈNE IV
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, MONSIEUR, LA COMTESSE DE BALBY
Monsieur
Vivent les plaisirs et la joie. La vie est courte, il en faut jouir. 
Je ne viens pas ici pour enfiler des perles : 
allons, Madame de Balby ; présentez-vous comme il convient pour recevoir mon priape ; 
je veux cocufier votre mari de la bonne forte.

La comtesse de Balby
Ce ne sera pas, Monseigneur, la première fois. Mais votre santé m’est chère, j’aime à la ménager.

Monsieur
Il n’est pas question de me ménager, il faut nous soulager. 
Quand on vient au bordel, ce n’est pas pour enfiler des prunes, 
mais bien pour enfiler des cons, pour foutre et être foutue.

La comtesse de Balby
Je ne me refuse point, Monseigneur, à vos plaisirs. 
(la comtesse déboutonne la culotte de Monsieur, lui branle le vit)

Monsieur
Ah !... quel plaisir ! madame, arrêtez, arrêtez : vous m’aller faire décharger ; 
allons, jetez-vous sur ce sofa, que je vous foute.

La comtesse (montrant son vagin)
enfilez-moi, Monseigneur, tout à votre aise. Il y va de votre honneur.

Monsieur
Ah parbleu ! madame, vous ne serez pas ratée. 
Vous serez aussi bien foutue que la reine, ma sœur, et la Théroigne notre Abbesse.

La Reine
Allons, La Fayette, êtes-vous encore en état de quelque chose ?

La Fayette
Oui, Madame : présentez-moi votre con, je vais l’enfiler avec mon vigoureux vit. 
(Il fout encore Sa Majesté, Barnave refout la Théroigne, Bailly encule encore Barnave, 
qui, après avoir foutu Antoinette, et piqué d’un sentiment de vanité, encule le savant Maire de Paris : 
la Théroigne se fâche, et le regarde avec un espèce de dépit : 
il lui rappelle le pacte fédératif, 
elle sourit et regarde la Reine.)

La Théroigne
Courage, Messieurs, (à la Reine) Madame vous plaît-il que je vous chatouille ?

La Reine
Volontiers, mais à condition que nous nous branlerons toutes deux.

La Théroigne
Rien de si facile, madame, (Les deux coquines se branlent, se gamahuchent ; et dans leur enthousiasme :) 
Messieurs, vous voyez comme nous savons diversifier nos plaisirs, faite de même : 
il se fait un grand silence, pendant lequel tous les acteurs s’enculent.

* * *
SCÈNE V
D’ANTON, MARAT, (entrés par différentes portes.)
d’Anton
Que venez-vous faire ici, Marat ? Avec une figure si ingrate, un physique si débile, vous fréquentez le bordel ? 
Vous n’ignorez pas que vous en êtes exclu.

Marat
Ce n’est pas, Monsieur, pour y foutre ; 
je viens me présenter pour gamahucher les cons des femmes et le cul des hommes, 
afin de gagner quelqu’argent, ma feuille ne me rapportant plus rien ; 
car, M. d’Anton, il faut que je vive.

d’Anton
Je n’en vois pas la nécessité, vous êtes un trop mauvais sujet.

Marat
Je me corrigerai.

d’Anton
À la bonne heure. Mais vous n’êtes pas assez constitué pour enculer. Aimez-vous être enculé ?

Marat
C’est pour moi le plaisir le plus délicieux.

d’Anton
Oh bien, mon cher Marat, on vous admet ; vous savez que je vous ai toujours aimé, 
toujours protégé contre le châtelet et la Commune. 
Je vais vous donner une preuve plus évidente encore de mon attachement. 
Je vais vous enculer, mais vous enculer de la bonne manière.

Marat (baisse sa culotte, présente son cul)
d’Anton (met son engin dans le cul de Marat)
Marat
Ah ! M. d’Anton, vous m’avez toujours voulu du bien. Quelles délices ! 
Poussez, poussez, M. d’Anton.

d’Anton
Ne remuez le cul que quand je vous l’aurai enfilé.

Marat (immobile)
Je vous attends.

d’Anton (enfile le cul de Marat)
Marat
Ah ! ah ! ah ! ah ! Quelle volupté ! Je vous reconnais pour mon bienfaiteur. 
Vous m’avez fait gagner beaucoup d’argent quand vous avez fait l’Ami du Peuple, 
sous mon nom, et que vous avez protégé ma liberté contre Baucher d’Argis, la Fayette et Bailly, 
aujourd’hui vous me foutez en cul, 
vous mettez le comble à ma satisfaction, vous surpassez mes désirs.

d’Anton
Il faut se rendre service dans la vie ; 
vous ne savez pas écrire. 
Vous seriez mort de faim si je n’avais pas fait votre Ami du Peuple, votre Moniteur, 
votre Offrande à la Patrie, et votre Dénonciation de Necker ; 
d’ailleurs j’étais bien aise de calomnier les gens que je n’aimais point. 
Vous ne aviez le désir, mais il vous manquait le talent.

Marat
Je n’ai jamais écrit que sous les charniers pour les porte-faix et les poissardes. 
Votre plume m’a donné de la réputation, comme votre foutre me donne du plaisir. 
Ah ! vous êtes en vérité un homme divin.

d’Anton
Je veux vous rendre encore d’autres services, 
il est fâcheux pour vous que vous ayez une si triste figure, 
une taille si ingrate, un tempérament si faible.

* * *
SCÈNE VI
Mlle THÉROIGNE, D’ANTON, MARAT
Mlle Théroigne
Que foutez-vous donc ici ?

d’Anton
Je viens de foutre ce singe (en montrant Marat)

Mlle Théroigne (sautant à la culotte de d’Anton)
Nous ferons sans doute quelque chose ensemble.

d’Anton
Je ne suis pas ici pour ne rien faire, j’ai foutu en cul, 
ce n’a été qu’en attendant partie. 
Aloons, madeloiselle, troussez vos jupes, 
et montrez-moi la perruque de votre con.

Marat
Je ne m’y oppose pas certainement, mais je veux m’assurer aussi.

d’Anton
Comment ?

Marat
Je veux gratter le con de madeloiselle, et le gamahucher, 
ensuite, je vous gamahucherai aussi le cul, M. d’Anton.

Mlle Théroigne (troussée)
Est-ce là un beau con bien bordé, bien fleuri ?

d’Anton (tirant son vit, se dispose à foutre la Théroigne)
Vous allez être bien servie.

(Marat se met dessous d’Anton et la Théroigne, 
et avec sa langue pompe le foutre des fouteurs, 
et gamahuche le vit et le con.)

La Théroigne
Que faites-vous, Marat ?

Marat
Je prends mon plaisir comme vous prenez le vôtre. 
N’est-ce pas ici le Bordel patriotique, 
tout citoyen n’y est-il pas libre ? 
Ah ! si je pouvais foutre, je serais plus satisfait.

La Théroigne
Par plaisir je vais essayer de te faire bander, en te foutant le fouet.

Marat
Vous feriez un miracle, 
il y a plus de vingt ans que je ne sais plus de quel sexe je suis, 
j’ai beau me secouer le vit, le bougre ne veut pas se redresser.

La Théroigne
Pourquoi venir au bordel, avec une impuissance si avérée ?

Marat
Je n’y viens point pour foutre, mais pour être foutu et lécher les vits, 
les cons, ou gamahucher des culs, ne vous l’ai-je pas déjà dit, foutue putain ?

d’Anton
C’est encore quelque chose.

La Théroigne (prenant des verges, fout le fouet à Marat)
Marat
Fouettez plus doucement.

d’Anton
Appuyez, appuyez, la bête est dure.

Marat
Doucement et longtemps.

La Théroigne
Croyez-vous qu’il n’y a que vous qui deviez prendre du plaisir ici ?

* * *
SCÈNE VII
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, MIRABEAU L’AÎNÉ, Mme LE JAY
Mirabeau
Le plus grand plaisir de la vie est de se divertir librement et publiquement. 
Vous me procurez, madame, les plus doux délassements chez vous. 
Pendant les longues absences de votre mari, 
j’ai l’honneur de vous le mettre fort à mon aise et de le cocufier à mon loisir ; 
mais il n’est rien de tel que de jouir avec ses compatriotes, 
et de diversifier ses jouissances.

Mme le Jay
Vous avez raison, mon ami.

Mirabeau
En vous conduisant ici, mon dessin n’est pas de vous être infidèle ; 
mais de vous apprendre que presque toutes les femmes sont, comme vous, des putains, 
que les hommes sont des maquereaux, des enculeurs, des bougres, des fouteurs, des gamahucheurs. 
Avant de vous foutre en con, je veux vous enculer.

Mme le Jay
Ah ! monsieur Mirabeau, j’aimerais mieux l’un que l’autre. 
Tous mes désirs sont dans mon con. 
C’est en cet endroit que ma rage réside. Continuer à m’enfiler le vagin, laissez-là mon, postérieur.

Mirabeau
Ah ! Madame, il faut goûter de tout. Qui ne mange que d’un pain ne connaît pas le prix d’un autre. 
Ne vous fâchez pas : vous serez foutue et enculée.

Mme le Jay
Commencez par le devant.

(Mirabeau enfile madame le Jay, et d’Anton encule Mirabeau)

Mirabeau
Fort bien : allons, poussons chacun de notre côté, M. d’Anton, je vais jouir doublement.

(Marat prend des verges, et fouette Mirabeau, madame le Jay, la Théroigne fouette Marat)

Le Cirque retentit de cris voluptueux, de trémoussements convulsifs.

* * *
SCÈNE VIII
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, LES DEUX FRÈRES LAMETH, L’ÉVÊQUE D’AUTUN
L’Évêque d’Autun
Nous voilà bien arrivés, prenons part à la fête.

Les frères Lameth, l’Évêque d’Autun
Enculons-nous. (Ils s’enculent. 
Charles Lameth branle le vit à l’Évêque qui fait des grimaces de bougre, en criant :) 
Vive la liberté, vive le pacte fédératif. 
On est doublemetn uni, quand on l’est par derrière et par devant.

* * *

SCÈNE IX
LES MÊMES ACTEURS, DES MILLIERS DE SPECTATEURS, BAZIN
Le Chapelier, à l’Évêque
Vous parlez bien : pendant que M. Lameth tient et manipule votre goupillon, je vais vous enculer.

L’Évêque
Vous me ferez plaisir.

Le Chapelier
Ce n’est qu’à charge de revanche. Je veux être enculé à mon tour.

L’Évêque
Rien de plus juste. Je ferai votre affaire.

Bazin
Vous ne pouvez, Monsieur, avoir deux plaisirs consécutifs pendant que je ne ferai rien. 
C’est moi qui vais enculer M. le Chapelier.

Le Chapelier
Cela m’est égal, je ne fait acception de personne, pourvu que je sois de la bonne manière. 
Un vit en vaut un autre, quand il est ferme et vigoureux.

(Bazin encule le Chapelier)

Tous les fouteurs, les Enculeurs, les Gamahucheurs et les Putains se tiennent par le cul. 
Les Spectateurs foutent et s’enculent aussi.
On chante.

VAUDEVILLE

Air : chantez, dansez, amusez-vous

Mlle THÉROIGNE
Si je n’ai pas le bras de Mars,
Pour défendre notre patrie,
Je m’expose à tous les hasards,
Je suis maîtresse en fouterie ;
Je donne aux deux sexes leçon ;
Je fous en cul comme en con.
LA REINE
Je me fous de ma majesté,
Pourvu qu’on me fasse bien aise :
Plus d’une Reine a tout quitté,
Pour foutre ardemment à son aise ;
J’ai fait le Roi cent fois cocu,
Est-il moins gras et moins dodu ?
LA FAYETTE
Quand on est libre on fout partout.
Un beau vit éclaircit la vue,
L’argent n’est rien, mais foutre est tout,
Alors on n’a point la berlue.
Foutons tous jusque à demain,
C’est du bonheur le vrai chemin.
BAILLY
Moi, triple Académicien,
Je ris de la magistrature :
J’aime bien mieux d’un beau conin
Tâter la douce chevelure.
Les grandeurs et l’or ne sont rien,
Un cul, un con sont le vrai bien.
BAZIN
Si j’ai rencontré la vraie grandeur,
Ce n’est, ma foi, qu’avez ma pine ;
Les putains ont fait mon bonheur,
Je foutais toute Messaline.
Je défierais les plus rois.
La Reine connaît mes exploits.
MONSIEUR
La jouissance est un beau don,
C’est pour l’homme un charme céleste,
Elle est fille de la raison,
Elle n’offre rien de déshonnête,
C’est un plaisir toujours nouveau,
Qui nous soulage le boyau.
Madame DE BALBY
J’en fais porter à mon mari,
Et c’est pour éveiller sa flamme ;
Mais j’ai beau faire, il est transi,
Il est sans vigueur et sans âme :
Mangeant le pain d’un sorbillon,
On ne fait pas si l’autre est bon.
LES LAMETH
Issus tous deux du même sang,
Amis, et si l’on veut, bons frères,
Nous rejetons les biens, le rang,
En amours nous sommes contraires.
CHARLES LAMETH
Pour moi, je ne fous qu’en téton,
Et mon frère ne fout qu’en con.
MIRABEAU l’aîné
Je fus toujours un libertin,
Un charlatan plein de parole ;
Mais c’est surtout sur l’Arétin
Qu’on me distingua dans l’école,
Je n’ai point de vertu, de foi,
Et rien ne se mesure à moi.
Madame LE JAY
Le plus grand cornard des maris,
C’est mon époux, je vous l’assure.
Il se croit un bel Adonis,
Quoiqu’un vrai péché de nature.
Si mon mari n’est qu’un butor,
Mirabeau me console encor.
LE CHAPELIER
Sans bien, sans amis, sans espoir,
Je végétais dans la Bretagne ;
C’est à présent qu’il faut me voir
Je fous et sable le Champagne ;
Je suis ennemi du clergé,
Et j’encule ici mainte Hébé.
L’Évêque D’AUTUN
Je suis partisan des plaisirs,
Aux citoyens je suis propice ;
J’ai couronné tous leurs désirs,
J’ai dévoilé mainte injustice,
Et malgré tant de vains débats, VJ’ai confondu tous les Prélats.
D’ANTON
J’ai plaidé comme un insensé,
Pour un plat auteur famélique ;
Il méritait d’être chassé,
Écrasé de cent coups de trique.
Marat n’est qu’un escroc brutal
Qui de tout ne dit que du mal.
MARAT
Je suis un vil avorton,
Un gredin, né pour l’imposture,
Je gamahuche un cul, un con,
Je pèche contre la nature.
Recevez de moi des leçons,
Vous périrez sous les bâtons.
FIN
ÉPITRE

De Marie-Antoinette d’Autriche, Reine des Français, 
aux Députés de la seconde Législature

MESSIEURS,

Vous arrivez dans la plus belle et la plus vaste métropole de l’Europe pour succéder aux fonctions des premiers législateurs de votre patrie. 
J’ai pressenti que vos travaux seraient pénibles, 
et qu’il était de toute nécessité de vous préparer des délassements agréables pour les instants intermédiaires de vos occupations politiques. 
Comme reine des Français et la première femme de France par la dignité de mon rang, 
je me suis imposé l’obligation de travailler pour vos plaisirs, 
en reconnaissance des services que vous allez rendre à vos compatriotes. 
Un bienfait en vaut un autre, 
et je suis jalouse de vous procurer les jouissances les plus délicieuses de la vie et les plus nécessaires pour la propagation du genre humain. 
Je suis encore dans l’âge de soulager les tourments des Priapes nerveux et de présider dans les boudoirs de Cithérée.

C’est dans ces intentions secourables que j’ai établi un Bordel national dans le même lieu où j’en avais établi un à l’usage des Confédérés Provinciaux, 
pour être plus à portée d’offrir mes services au public et de préférence aux nouveaux membres de la seconde législature. 
Pour qu’il ne manque rien à cette maison de volupté, 
j’en ai nommé pour directrice la première héroïne en galanterie, 
la demoiselle Théroigne, 
dont les exploits galants sont connus de toute la capitale, 
femme qui réunit à une pratique consommée, 
une théorie qui lui mérite une préférence légitime sur toutes les mamans les plus aguerries des Bordels du royaume. 
Avec des précautions si raffinées, vous ne pouvez douter, 
Messieurs du nouvel aréopage national, que vous n’aurez rien à désirer, 
que vous aurez la faculté de jouir et de choisir dans un nombre infini de femmes 
et de filles complaisantes et prévenantes à l’excès et de tout âge. 
De la brune vous passerez dans les bras de la blonde, 
et quand sous serez rassasiés de l’une et de l’autre, 
vous trouverez pour réveiller vos sens assoupis des Ganimèdes modernes, 
qui rallumeront vos feux amortis. 
Vous serez à même de vous venger aussi de vos femmes infidèles qui vous ont cocufiés, 
en faisant à votre tour des cocus de tout rang. 
Cette vengeance est bien douce. 
Je vous en offre le prix, si vous me jugez digne de la pomme. 
Mademoiselle Théroigne a soin de rajeunir chaque jour mon sérail patriotique, 
en y admettant sans cesse des pupilles de la plus audacieuse fraîcheur, 
à qui elle donne des leçons de condescendance et de posture avantageuse pour la consommation du sacrifice amoureux. 
Tous les suppôts de Priape, quelque soit leur caractère, 
seront gracieusement admis dans ce Bordel patriotique. 
Le prélat, le père séraphique, le novice comme le militaire de tout grade, 
le magistrat, le financier, le commis et le valet de bureau seront reçus pour leur argent.

Les femmes mariées d’un tempérament brûlé, qui ne seraient pas satisfaites de leurs maris, 
ont le droit d’y venir s’y dédommager. 
Les filles, et même les religieuses seront bienvenues pour y faire leur apprentissage.

Accourez ribauds et fouteurs de tout genre, arrivez maquerelles et putains de toutes les conditions recevoir des instructions, et goûter les plaisirs délicieux que je vous prépare.

Et vous, Messieurs de la seconde législature, soyez persuadés que vous ne serez pas moins bien traités que vos prédécesseurs.

MARIE-ANTOINETTE D’AUTRICHE, reine des Français.

Invocation de la Reine et de Mademoiselle Théroigne à la figure de Priape, au moment qu’elles ornent de guirlandes le membre vigoureux de ce dieu, 
le premier des fouteurs des Sirènes du Ciel et de la Terre

HYME À PRIAPE

Priape, puissant dieu des amours de la terre,
Perce nous de ton aiguillon ;
Sois sensible à nos prières,
De ton dard vigoureux enfile-nous le CON
Fais passer dans nos corps et tes feux et ton foutre,
Rafraîchis-nous des flots de ton sperme divin,
Bourre sans te lasser notre brûlant vagin.
Nos besoins désormais ne peuvent passer outre,
Fous et fous-nous jusqu’à demain.
Jadis Pygmalion a foutu des Statues,
comme Ixion foutait des Nues ;
Pour te faire un plus grand honneur
Tempère notre ardeur extrême,
Et sans perdre de ta vigueur,
Tu peux, sans en paraître blême,
A couillons rabattus nous donner le bonheur.
EXPLICATION DU FRONTISPICE

Il représente la statue de Priape sur un piédestal, la Reine, à gauche, tenant, d’une main, une guirlande de fleurs, dont elle l’entoure, et de l’autre chatouillant le père du genre humain, 
qui fait tant de plaisir aux femmes. 
La Reine se pâme de plaisir, 
en pressant ce membre charmant contre son sein. 
Mlle Théroigne est à droite de la statue, 
tenant de la main droite le bout de la guirlande, 
et de la gauche les deux couillons, en chantant un hymne à la gloire du Dieu de la Fouterie. 
Elle paraît moins passionnée que la Reine, 
parce que le patriotisme et la philosophie tempèrent un peu ses sens, 
quoiqu’elle soit aussi voluptueuse dans l’action.

PROSPECTUS

DU BORDEL PATRIOTIQUE
établi
par LA REINE
Cet établissement patriotique réunira tous les avantages et tous les agréments. 
Les différentes conditions de l’ordre social y seront admises, en proportion pourtant des sacrifices pécuniaires, du rang et de la fortune de ceux qui se présenteront.

Mademoiselle Théroigne, dont l’intelligence et le raffinement en lubricité ont éclaté, s’est montrée jalouse de se surpasser encore dans cette nouvelle institution. 
Elle a tout prévu pour la satisfaction et les plaisirs des étrangers comme des nationaux. 
Elle a eu grand soin de remplir la vaste abbaye des filles les plus fraîches d’Europe. 
Les Circassiennes si renommées ne l’emporteraient pas sur les houris enchanteresses de ses sérails. 
Les femmes les plus appétissantes, les plus voluptueuses, les plus agaçantes, par les gestes lascifs, et les propos luxurieux, y sont rassemblées.

Pour prévenir les désirs de tous les sacrificateurs, pour procurer du plaisir à tout le monde, elle n’a pas oublié de recevoir, dans ses réduits amoureux, 
des Ganimèdes, des bardaches, des pédérastes, des gamahucheuses, des tribades, des sodomites, des enculeurs. 
Toutes les passions, tous les goûts des deux sexes y seront pleinement satisfaits ; 
un homme y jouira avec un homme, et une femme avec une femme. 
Les désirs, les transports des sens y seront assouvis. 
Après la jouissance naturelle, la conjonction de l’homme avec la femme, on pourra librement passer à la jouissance antiphysique et comparer ensuite la différence des sensations. 
Comme mademoiselle Théroigne présume que, dans les deux sexes, il y aura des personnes qui n’auront pas connu les différentes attitudes, 
les différents genres, les manières diverses de foutre, et d’être délicieusement foutue, d’enculer ou de l’être, elle offre de donner des leçons sûres, 
des principes certains pour savourer, pour pomper le sperme prolifique.

Cette demoiselle complaisante, en sa qualité de bonne citoyenne, d’excellente patriote, offre dans ce temps de fête, des plaisirs raffinés, naturels et anti-physiques, 
afin que tout le monde puisse en prendre.

On s’abonne soir et matin, en son bureau de fouterie et d’enculage, rue Tire-boudin, à l’enseigne des deux couillons.

Tarifs des Souscriptions
Le prix de la souscription pour un...
Est de... (en Louis)
Prince	2400
Princesse	2400
Cardinal-Archevêque	2000
Évêque	1500
Abbé	1200
Abbesse	1200
Chanoine	600
Curé de Paris	600
Curé de campagne	200
Chapelain ou Sacristain	24
Moine	60
Suisse, Bedeau	60
Maréchal de France	2400
Duc et pair	2400
Lieutenant-général	1600
Maréchal-de-camp	1200
Brigadier des armées	1000
Colonel	800
Lieutenant-colonel, major	700
Capitaine	600
Lieutenant, sous-lieutenant	400
Sergent, maréchal-des-logis, fourrier	24
Soldat, grenadier, cavalier, dragon, hussard, canonier, tambour, fifre, musicien	3
Actrice, comédienne, bâteleuse, danseuse, histrionne, chanteuse, coureuse	3
Opérateur, charlatan, joueur de gobelets, pierrot, arlequin, baladin, fauteur, escamoteur	3
Homme de qualité	 ?
Bourgeois	60
Bourgeoise	60
Artisan, ouvrier	24
Artiste	48
Ribotteur, crocheteur, porte-faix, sonneur, savetier, ivrogne	3
Femme ou fille de joie	3
Compagnon imprimeur, compositeur	6
Prote	12
Maître-imprimeur, libraire	24
Domestique, laquais, valet-de-pied, cuisinier, marmiton	3
Intendant de maison, secrétaire, trésorier, caissier	24
Garçon de bureau, chauffe-cire	3
Chancelier, garde-des-sceaux	200
Premier-Président	1800
Présidents-à-mortiers	1600
Conseillers, avocats, procureux généraux	1400
Substituts	1200
Avocats	1000
Procureurs	1500
Greffiers	1500
Huissiers des Cours souveraines	1200
Greffiers de basses juridictions	100
Copistes du palais, praticiens, clercs, colporteurs, archers	3
docteurs de Sorbonne, de Navarre	200
Lecteurs en théologie, professeurs de philosophie, de rhétorique	200
Professeurs d’humanités	150
Principaux de collèges, supérierus de séminaires, de communautés	300
Docteurs en droit, en médecine	200
Licencié, bachelier, maître-ès-arts	100
Maître de latin, de grec, d’histoire, de géographie, de dessin	50
Maître d’école, de danse, de musique, d’écriture	30
Leurs femmes	18
Correcteurs, fouetteur	6
Écolier	12
Fermier, receveurs généraux, intendants	3000
Ministres	6000
Chefs de bureau de finances	2000
Leurs femmes	1000
Premiers commis : directeurs des aides, receveurs des tailles, contrôleurs des actes, contrôleurs ambulants	800
Receveurs généraux des gabelles, des aides	800
Leurs substituts	400
Commis, maltotiers, petits commis, dans toutes les parties	50
Paysanne, servante, laveuse de vaisselle	3
Cuisinier en chef, maître-d’hôtel	12
Marchand en gros, marchands de vin, d’eau-de-vie, limonadier	24
Poissards, poissardes, harangères, orangères	6
MM. les députés de l’assemblée nationale	48
Présidents, secrétaires, greffiers, conseillers, administrateurs des communes, grippe-fols et chefs de districts	108
Pour les confédérés provinciaux	6
Messieurs les auteurs et gens de lettres, seront reçus avec distinction, 
avec reconnaissance et gratuitement ; ils auront les premières places, 
et seront les premiers servis à la table et au lit.

EXCEPTIONS
Tout perturbateur du repos public sera exclu.

Défenses très expresses sont faites à ce plat folliculaire, 
à cet ignare barbouilleur de papier, l’avorton Marat de se présenter dans cette société de plaisir et de galanterie.

Pareilles défenses sont faites à Mitousset de Beauvois, 
ce polisson de procureur-syndic des Communes, à Cahier de Gerville, à Vauvilliers, à Dupont-du-Tertre, 
et aussi à tant d’autres gredins de même aloi et de même compagnie.

AVIS INTÉRESSANT
Tous les abonnés qui se présenteront, jouiront du double agrément, 
après qu’ils auront bien tiré, enfilé des culs, des cons, 
qu’ils les auront bourré et embouriqués, d’entendre une superbe musique vocale, 
accompagnée de tous les instruments les plus flatteurs à l’oreille pendant ces concerts mélodieux ; 
le public sera délicatement servi, les mets les plus exquis, ne seront pas épargnés. 
Chacun sera à côté de sa chacune, et chacun à côté de son chacun, selon le goût des gens.

Des fontaines, des bassins, recevront au sein de leurs eaux, les endemions et leurs maîtresses ; 
la volupté sera annoncée par le chant mélodieux des oiseaux ; 
des dais de feuillages couvriront les sacrificateurs et feront aux yeux un mystère de leurs épanchements et de leurs plaisirs.

Le palais qui sera le réduit des réjouissances voluptueuses, 
efface en beautés, en séductions, en enchantements le palais d’Armide. 
Tout y invite à l’amour, à l’accouplement et à la fouterie. 
La liberté, la licence, ont dans ce temple délicieux, 
un autel paré de guirlandes et de mille agréments, 
faits pour enchanter l’esprit, l’âme, les yeux, et les oreilles.

Hâtez-vous, chers compatriotes, étrangers généreux et sensibles, 
de venir prendre part à ces fêtes charmantes, 
qui feront oublier toutes les assemblées et les jeux si célèbres dans l’antiquité, 
connus sous le nom de jeux olympiques. Le Palais Royal renferme le plus beau, 
le plus magnifique, le plus merveilleux des cirques ; 
il sera le théâtre de vos dissipations, de vos amours et de vos orgies. 
Sans craindre les médisants et les jaloux, vous jouirez sans remords et sans regrets.

Accourez braves et galants français, venez recevoir des mains des belles, 
le prix de votre courage et de votre patriotisme.

* * *

EXPLICATION DE LA SECONDE ESTAMPE

Elle représente le salon du cirque, dans lequel sont une partie des députés à l’assemblée nationale, 
foutant, enculant, gamahuchant, et se branlant la pine ; 
la reine est foutue à droite par Bazin, son valet-de-chambre, que Monsieur encule, 
tandis que le Chapelier lèche le cul de la reine, en se branlant la pine ; 
au milieu, Madame le Jay, libraire, tenant une poignée de verges, branle le vit au maire de Paris, 
dont le tempérament froid l’empêche de bander et de foutre ; 
mademoiselle Théroigne le tient dans ses bras, et lui chatouille les couilles, 
tandis que d’Anton, le cul par terre, la gamahuche.

PERSONNAGES

  Mlle THÉROIGNE, institutrice du Bordel National.
  MARIE-ANTOINETTE d’AUTRICHE, première prêtresse.
  M. DE LA FAYETTE, fouteur en con.
  M. BAILLY, fouteur en cul et en con, par sa double qualité d’Académicien & de Maire de Paris.
  BAZIN, premier fouteur de la Reine, fils de charcutier et de son Valet-de-chambre.
  MONSIEUR, fouteur de Madame la comtesse de Balby.
  Les LAMETH, l’évêque d’AUTUN, BARNAVE, le CHAPELLIER, tous quatre fouteurs en cul et en con.
  MIRABEAU l’aîné, fouteur de Madame le Jay.
  Madame le JAY, épouse d’un libraire.
  D’ANTON, président du district des Cordeliers, et fouteur en titre de Mlle Théroigne.
  MARAT, auteur de l’Ami du Peuple, lèche-con et lèche-cul.
  PLUSIEURS PERSONNAGES MUETS.

La scène est au Cirque du Palais Royal
BORDEL PATRIOTIQUE

SCÈNE PREMIÈRE
BAILLY, seul
J’ai longtemps vécu dans l’obscurité. Tout triple académicien que je sois parvenu, 
je ne faisais pas grand bruit. 
J’avais brigué les honneurs du fauteuil ; je les ai obtenus à la faveur d’intrigues secrètes. 
Ces dignités m’ont fait passer pour un grand homme, 
et mes concitoyens m’ont député aux états-généraux, dits aujourd’hui l’Assemblée nationale.

Telle est l’origine de ma grandeur, de mon élévation et de ma fortune.

Après la mort de Flesselles qui ne foutait que des cons, 
qui les foutait mal, et qui se trouva foutu lui-même, comme un Jean-Foutre qu’il était, 
je me fis déférer sa place qui en remplissait quatre.

Je devins en un instant Maire de Paris, Prévôt des marchands, 
Lieutenant de police, etc., etc. 
Avec ces places, je n’eus point de peine à mettre force foin dans mes bottes. 
Car indépendamment des gros honoraires attachés à mes dignités, 
j’ai tant tiré, tant volé, que je ne reconnais plus aujourd’hui les plus opulents de ma famille, 
qui me regardaient comme un gueux, et en effet ils n’avaient pas tort, je l’étais de toutes façons. 
Rien n’est tel que l’eau qui dort ; j’ai passé ma jeunesse dans les taudions, 
les bouzins, non pas dans les réduits des élégantes vérolées ; 
je n’avais pas assez de facultés pour gagner la vérole à si hauts frais. 
J’amassai des chancres, des poulains, d’abord dans la rue Jean-Saint-Denis, 
la rue de la Corroirie et le quai de l’ancienne place aux Veaux ; 
mais où je manquai de me faire étrangler, ce fut dans la célèbre rue de la Tannerie. 
Une certaine Sophie, après m’avoir saupoudré de la manière la plus virulente, 
m’avoir dépouillé (car je n’ai jamais été qu’un plat, 
aussi je reconnais bien la vérité de cet axiome : 
fallax vulgi judicium, par ma promotion aux charges et aux dignités) 
me fit administrer quelques vingtaines de coups de bâtons, de coups de pieds. 
Je sortis nu, battu, confondu, estropié, muni d’une vérole tenace ; 
mais les temps sont passés, je ne fous plus si souvent les femmes, 
je fous les hommes, et ma passion favorite est dans être foutu. 
Tel un Narcisse nouveau, sans en avoir la jeunesse ni la fraîcheur, 
je me plais à me mirer et à me branler le vit.

Dans l’heureuse révolution de l’empire français, révolution si douce, 
si avantageuse pour ma fortune et mon élévation, 
je conçois le dessein d’opérer une autre révolution dans la fouterie. 
Le peuple était l’esclave des grands, il était assujetti aux caprices des femmes, 
il avait beau s’évertuer à les foutre en con jour et nuit, les bougresses n’étaient pas contentes, 
et les pauvres maris, toujours trompés, ne manquaient pas d’être cocufiés. 
Les hommes, en suivant mon exemple, pourront se passer de putain ; 
au lieu de bourrer des cons, ils n’ont qu’à s’enculer. Le derrière vaut bien le devant, 
le tout dépend des goûts et de l’habitude. 
Les hommes retireront plus d’un avantage de ma méthode, 
ils se foutront des femmes en ne les foutant point. 
Ils étaient trahis, trompés par leurs Messalines, ils étaient à leurs genoux, 
les femmes seront à leurs pieds, et n’existeront que pour les servir. 
La population (me dira-t-on) s’éteindra. 
Qu’importe au bonheur des vivants ! La vie de l’homme est son éternité.

Oui, je veux continuer à foutre mes plus chers amis, 
mes confrères les Députés, mes collègues aux académies ; 
je n’aurai plus de postérité, tant mieux, je serai sevré de toute inquiétude sur le sort des enfants, 
que ma femme se ferait faire par ses fouteurs, 
et dont elle voudrait m’assurer la paternité.

Vous pouvez, madame Bailly, vous fâcher tant qu’il vous plaira, vous ne ferez plus foutus par moi. 
Je vais débuter par enculer la Fayette, qui aura l’honneur et le plaisir de m’enculer à son tour.

* * *
SCÈNE II
BAILLY, LA REINE DES FRANÇAIS, LA FAYETTE
La Reine des Français
Eh bien ! M. Bailly, vous devez être bien content de la révolution.

Bailly
Je n’ai point, Madame, à m’en plaindre. Je jouis à ma manière.

La Reine
Et moi aussi ; il m’a fallu prendre le parti de me consoler de l’absence de Madame de Polignac, 
avec qui je faisais des parties de plaisir. 
Nous nous faisions foutre toutes les deux par les plus vigoureux fouteurs de la cour, 
de la ville et du village ; 
le prince de Poix, après s’être assommé à me foutre en con, 
me procura un champion qui l’aurait emporté sur Hercule, 
dont j’ai fait mon valet-de-chambre. 
Vous avez entendu parler de Bazin, fils d’un charcutier de Marly, 
ah ! quel étonnant fouteur ! 
Il me foutait jusqu’à dix fois sans déconner et sans devenir blême. 
Sa place auprès de moi nous fournissait l’occasion de recommencer souvent. 
Aujourd’hui que je l’ai énervé, j’ai rabattu sur M. de la Fayette.

La Fayette
Madame, vous me faites honneur, et s’il vous plaisait de tenter un assaut de volupté.

La Reine
Êtes-vous prêt, êtes-vous en état ? n’allez pas compromettre la gloire de votre virilité. 
Pensez que je suis Reine, et que je veux être foutue comme une Reine.

(La Fayette tire son vit de sa culotte. Il trousse la Reine, 
la jette sur un sofa, et Bailly enfile La Fayette par derrière au même instant.)

La Fayette
Ah ! Madame, quelles délices !

La Reine
Courage, mon ami, ne vous retirez pas ; enfoncez,... Ah ! quel plaisir !

La Fayette
Êtes-vous contente, Madame ?

Bailly
Et vous, mon cher la Fayette, sentez-vous la pointe de mon vit ?

La Fayette
Quel double ravissement ! Quelle volupté divine ! 
quel bonheur de foutre et d’être foutu au même instant !

La Reine (se relevant, dit à la Fayette :)
Ah mon cher ami, reprenez vos sens et forces, pour recommencer encore.

La Fayette (se retournant)
Je vous avoue, Bailly, que j’aime mieux encore foutre le con d’une belle femme, 
telle que Sa Majesté, que d’enculer le derrière du plus bel Adonis de la terre.

La Reine
C’est la fouterie naturelle. On a cru que je me faisais branler par mes favorites, 
mes femmes : 
on s’est trompé. 
Mes amies, mes confidentes ne m’ont servi qu’à me procurer de beaux, de robustes cavaliers, 
et si tous les vits qui sont entrés dans mon con, étaient au bout les uns des autres, 
la longueur pourrait figurer la distance de Paris à Versailles.

La Fayette
Je vois bien, Madame, que vous connaissez l’art suprême de la fouterie. 
Vous savez avancer et reculer à propos pour mieux jouir.

Bailly
Lorsque mon père eut soin de m’envoyer chez un maître d’école où je n’appris rien, 
je ne me doutais point qu’il existât des collèges, 
des universités, des académies, et que je passerais par les différentes portes de ces maisons, 
plus fastueuses qu’utiles au progrès de la raison humaine, et à la propagation des lumières.

La Fayette
Je n’ai point tant piqué l’escabelle, griffonné tant de papier que vous, reçu tant de férules. 
J’ai retenu seulement, à coups de dictionnaire, trois mauvais mots de latin. 
Mais j’ai infiniment plus profité à l’école des filles et des femmes. 
Je me fis chasser (je m’en souviens, comme si c’était aujourd’hui) du collège, 
pour avoir fait entrer nocturnement des putains dans ma chambre, 
et avoir passé avec elles la nuit entre deux draps.

Bailly
Je n’ai pas été plus sage que vous ; mais les femmes n’ont pas excité mes plus vives passions. 
J’aime les hommes de préférence. 
Quoique je sois marié tout comme un autre, par des considérations secrètes, 
j’aime mieux le derrière de ma femme que son devant, 
et pour vous parler vrai, je paie mon domestique le double que vous payez les vôtres, 
parce que j’ai le plaisir de l’enculer, et qu’il se prête commodément à ma fureur.

La Fayette
J’ai aussi donné dans le péché antiphysique, mais ce goût m’est passé. 
Je fous aujourd’hui en con, et non en cul. La pédérastie, 
la sodomie ne me tentent plus , j’aime mieux m’exposer à puiser, 
à pomper la vérole dans le vagin des putains, que d’enculer un bougre.

Bailly
Ne discutons point des passions, des inclinations, des penchants, chacun jouit à sa fantaisie. 
Autrefois je foutais des femmes, des putains ; 
aujourd’hui ce n’est plus mon désir, 
je suis le partisan des passions des plus grands hommes de l’antiquité. 
Socrate, le sage Socrate, l’honneur de la raison humaine,étaitunfouteurencul.
Il n’a médit des cons que parce qu’il foutait en cul le jeune Alcibiade.

Epicure, Pythagore, Platon et Diogène étaient des sodomites, 
presque tous les rois de l’antiquité étaient des enculeurs. 
Dans les siècles modernes, les plus grands potentats étaient des pédérastes. 
Frédéric II, roi de Prusse, si célèbre par sa valeur, 
et son génie, n’aimait pas les femmes, il enculait les hommes, 
et s’en faisait enculer ; 
témoin Baculard d’Arnaud qu’il appelait son berger, 
et avec qui il gagna la cristalline, qu’il lui rendit bien. 
Témoin le roi de Suède régnant, qui fit venir dans ses états le comédien Monvel, 
enculeur si famé, mais qu’il renvoya après l’avoir usé et empoisonné par des assauts postérieurs. 
J’ai enculé moi-même la plus grande partie de mes subalternes dans les communes de la municipalité. 
J’ai foutu et refoutu en cul cent fois ce gredin de Mitouflet, 
mon procureur syndic, Vauvilliers, Blondel, Desfaucherets, Duport du Tertre. 
Je ne me suis brouillé avec Manuel, que parce qu’il n’a pas voulu me prêter son cul, 
et qu’il a refusé de m’enculer.

* * *
SCÈNE III
LA REINE, Mlle THÉROIGNE, BARNAVE, BAILLY, LA FAYETTE
Mlle Théroigne
J’arrive ici à propos, grande Reine, pour partager vos plaisirs. 
C’est sous vos auspices que j’ai conçu et exécuté l’établissement d’un Bordel patriotique. 
Il est juste que je donne une première leçon de ce genre de plaisir nouveau. 
Je me suis fait enculer ce matin par dix députés de l’Assemblée nationale, 
entr’autres par quatre prélats, et lm’infatigable abbé Sieyès. 
Mon Dieu que celui-ci est un excellent enfonceur ! 
j’ai cru qu’il m’aurait percé le fondement en outre. 
Je vais présentement, Madame, me laisser grimper par mon favori Barnave. 
Rien n’est tel que de varier les jouissances.

Barnave
(fout la Théroigne en con, et Bailly encule Barnave ; 
La Fayette remonte sur la Reine qu’il refout avec vigueur)

La Théroigne (à Barnave)
Allons, mon ami, fous moi à couillons rabattus, 
fous-moi en levrette pour gagner quelques pouces, 
et lâche-moi des flots de foutre !

Barnave
Présentez-vous bien, Mademoiselle, je vais faire péter les charnières de votre con ; 
et moi (de Bailly à Barnave) je vais perforer ton cul de la bonne manière en même temps. 
Foutons tous ici.

La Fayette (à la Reine)
Sentez-vous mon ardillon. Ah ciel ! je décharge, 
encore un coup de cul, encore un coup de cul. 
Quel doux transport ! Je me pâme d’aide et de plaisir.

La Reine (à Mademoiselle Théroigne)
Mademoiselle Théroigne, 
votre cavalier vous pique-t-il aussi vigoureusement que le mien m’enfonce son dard amoureux.

Mlle Théroigne
Ah, Madame, quel charme ! M. Barnave est incomparable ! 
J’ai été foutue par des milliers de fouteurs, 
j’ai tâté de la calotte, du froc, du militaire, il n’est rien de tel que M. Barnave, 
quoique M. Bailly le foute par derrière, il me fout supérieurement en con.

Bailly
Je foutrais jusqu’au cul de Lucifer.

Mlle Théroigne
Après que M. Barnave aura déconné, je me retournerai, 
et vous me mettrez votre vit dans les fesses.

Barnave
Et moi je foutrai au cul M. Bailly.

La Reine
Foutez, enculez-vous, Messieurs, tant qu’il vous plaira, 
quant à moi, je ne veux être foutue qu’en con. 
Il me faudrait un régiment entier, et tous les Carmes, 
les Cordeliers de France, pour assouvir mes ardeurs. 
Le con me brûle, il lui faut des torrents de foutre pour le rafraîchir. 
Quand vous aurez foutu, M. Barnave, votre ami, 
pour vous égayer vous foutrez en con à votre aise.

* * *
SCÈNE IV
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, MONSIEUR, LA COMTESSE DE BALBY
Monsieur
Vivent les plaisirs et la joie. La vie est courte, il en faut jouir. 
Je ne viens pas ici pour enfiler des perles : 
allons, Madame de Balby ; 
présentez-vous comme il convient pour recevoir mon priape ; 
je veux cocufier votre mari de la bonne forte.

La comtesse de Balby
Ce ne sera pas, Monseigneur, la première fois. 
Mais votre santé m’est chère, j’aime à la ménager.

Monsieur
Il n’est pas question de me ménager, il faut nous soulager. 
Quand on vient au bordel, ce n’est pas pour enfiler des prunes, 
mais bien pour enfiler des cons, pour foutre et être foutue.

La comtesse de Balby
Je ne me refuse point, Monseigneur, à vos plaisirs. 
(la comtesse déboutonne la culotte de Monsieur, lui branle le vit)

Monsieur
Ah !... quel plaisir ! madame, arrêtez, arrêtez : 
vous m’aller faire décharger ; 
allons, jetez-vous sur ce sofa, que je vous foute.

La comtesse (montrant son vagin)
enfilez-moi, Monseigneur, tout à votre aise. Il y va de votre honneur.

Monsieur
Ah parbleu ! madame, vous ne serez pas ratée. 
Vous serez aussi bien foutue que la reine, ma sœur, et la Théroigne notre Abbesse.

La Reine
Allons, La Fayette, êtes-vous encore en état de quelque chose ?

La Fayette
Oui, Madame : présentez-moi votre con, je vais l’enfiler avec mon vigoureux vit. 
(Il fout encore Sa Majesté, Barnave refout la Théroigne, Bailly encule encore Barnave, 
qui, après avoir foutu Antoinette, et piqué d’un sentiment de vanité, 
encule le savant Maire de Paris : 
la Théroigne se fâche, et le regarde avec un espèce de dépit : 
il lui rappelle le pacte fédératif, elle sourit et regarde la Reine.)

La Théroigne
Courage, Messieurs, (à la Reine) Madame vous plaît-il que je vous chatouille ?

La Reine
Volontiers, mais à condition que nous nous branlerons toutes deux.

La Théroigne
Rien de si facile, madame, (Les deux coquines se branlent, se gamahuchent ; 
et dans leur enthousiasme :) 
Messieurs, vous voyez comme nous savons diversifier nos plaisirs, faite de même : 
il se fait un grand silence, pendant lequel tous les acteurs s’enculent.

* * *
SCÈNE V
D’ANTON, MARAT, (entrés par différentes portes.)
d’Anton
Que venez-vous faire ici, Marat ? Avec une figure si ingrate, 
un physique si débile, vous fréquentez le bordel ? 
Vous n’ignorez pas que vous en êtes exclu.

Marat
Ce n’est pas, Monsieur, pour y foutre ; 
je viens me présenter pour gamahucher les cons des femmes et le cul des hommes, 
afin de gagner quelqu’argent, ma feuille ne me rapportant plus rien ; 
car, M. d’Anton, il faut que je vive.

d’Anton
Je n’en vois pas la nécessité, vous êtes un trop mauvais sujet.

Marat
Je me corrigerai.

d’Anton
À la bonne heure. Mais vous n’êtes pas assez constitué pour enculer. 
Aimez-vous être enculé ?

Marat
C’est pour moi le plaisir le plus délicieux.

d’Anton
Oh bien, mon cher Marat, on vous admet ; vous savez que je vous ai toujours aimé, 
toujours protégé contre le châtelet et la Commune. 
Je vais vous donner une preuve plus évidente encore de mon attachement. 
Je vais vous enculer, mais vous enculer de la bonne manière.

Marat (baisse sa culotte, présente son cul)
d’Anton (met son engin dans le cul de Marat)
Marat
Ah ! M. d’Anton, vous m’avez toujours voulu du bien. 
Quelles délices ! Poussez, poussez, M. d’Anton.

d’Anton
Ne remuez le cul que quand je vous l’aurai enfilé.

Marat (immobile)
Je vous attends.

d’Anton (enfile le cul de Marat)
Marat
Ah ! ah ! ah ! ah ! Quelle volupté ! Je vous reconnais pour mon bienfaiteur. 
Vous m’avez fait gagner beaucoup d’argent quand vous avez fait l’Ami du Peuple, 
sous mon nom, et que vous avez protégé ma liberté contre Baucher d’Argis, 
la Fayette et Bailly, aujourd’hui vous me foutez en cul, 
vous mettez le comble à ma satisfaction, vous surpassez mes désirs.

d’Anton
Il faut se rendre service dans la vie ; vous ne savez pas écrire. 
Vous seriez mort de faim si je n’avais pas fait votre Ami du Peuple, 
votre Moniteur, votre Offrande à la Patrie, et votre Dénonciation de Necker ; 
d’ailleurs j’étais bien aise de calomnier les gens que je n’aimais point. 
Vous ne aviez le désir, mais il vous manquait le talent.

Marat
Je n’ai jamais écrit que sous les charniers pour les porte-faix et les poissardes. 
Votre plume m’a donné de la réputation, comme votre foutre me donne du plaisir. 
Ah ! vous êtes en vérité un homme divin.

d’Anton
Je veux vous rendre encore d’autres services, 
il est fâcheux pour vous que vous ayez une si triste figure, une taille si ingrate, un tempérament si faible.

* * *
SCÈNE VI
Mlle THÉROIGNE, D’ANTON, MARAT
Mlle Théroigne
Que foutez-vous donc ici ?

d’Anton
Je viens de foutre ce singe (en montrant Marat)

Mlle Théroigne (sautant à la culotte de d’Anton)
Nous ferons sans doute quelque chose ensemble.

d’Anton
Je ne suis pas ici pour ne rien faire, j’ai foutu en cul, ce n’a été qu’en attendant partie. 
Aloons, madeloiselle, troussez vos jupes, et montrez-moi la perruque de votre con.

Marat
Je ne m’y oppose pas certainement, mais je veux m’assurer aussi.

d’Anton
Comment ?

Marat
Je veux gratter le con de madeloiselle, et le gamahucher, 
ensuite, je vous gamahucherai aussi le cul, M. d’Anton.

Mlle Théroigne (troussée)
Est-ce là un beau con bien bordé, bien fleuri ?

d’Anton (tirant son vit, se dispose à foutre la Théroigne)
Vous allez être bien servie.

(Marat se met dessous d’Anton et la Théroigne, 
et avec sa langue pompe le foutre des fouteurs, et gamahuche le vit et le con.)

La Théroigne
Que faites-vous, Marat ?

Marat
Je prends mon plaisir comme vous prenez le vôtre. 
N’est-ce pas ici le Bordel patriotique, tout citoyen n’y est-il pas libre ? 
Ah ! si je pouvais foutre, je serais plus satisfait.

La Théroigne
Par plaisir je vais essayer de te faire bander, en te foutant le fouet.

Marat
Vous feriez un miracle, il y a plus de vingt ans que je ne sais plus de quel sexe je suis, 
j’ai beau me secouer le vit, le bougre ne veut pas se redresser.

La Théroigne
Pourquoi venir au bordel, avec une impuissance si avérée ?

Marat
Je n’y viens point pour foutre, mais pour être foutu et lécher les vits, 
les cons, ou gamahucher des culs, ne vous l’ai-je pas déjà dit, foutue putain ?

d’Anton
C’est encore quelque chose.

La Théroigne (prenant des verges, fout le fouet à Marat)
Marat
Fouettez plus doucement.

d’Anton
Appuyez, appuyez, la bête est dure.

Marat
Doucement et longtemps.

La Théroigne
Croyez-vous qu’il n’y a que vous qui deviez prendre du plaisir ici ?

* * *
SCÈNE VII
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, MIRABEAU L’AÎNÉ, Mme LE JAY
Mirabeau
Le plus grand plaisir de la vie est de se divertir librement et publiquement. 
Vous me procurez, madame, les plus doux délassements chez vous. 
Pendant les longues absences de votre mari, 
j’ai l’honneur de vous le mettre fort à mon aise et de le cocufier à mon loisir ; 
mais il n’est rien de tel que de jouir avec ses compatriotes, 
et de diversifier ses jouissances.

Mme le Jay
Vous avez raison, mon ami.

Mirabeau
En vous conduisant ici, mon dessin n’est pas de vous être infidèle ; 
mais de vous apprendre que presque toutes les femmes sont, 
comme vous, des putains, que les hommes sont des maquereaux, 
des enculeurs, des bougres, des fouteurs, des gamahucheurs. 
Avant de vous foutre en con, je veux vous enculer.

Mme le Jay
Ah ! monsieur Mirabeau, j’aimerais mieux l’un que l’autre. 
Tous mes désirs sont dans mon con. 
C’est en cet endroit que ma rage réside. 
Continuer à m’enfiler le vagin, laissez-là mon, postérieur.

Mirabeau
Ah ! Madame, il faut goûter de tout. 
Qui ne mange que d’un pain ne connaît pas le prix d’un autre. 
Ne vous fâchez pas : vous serez foutue et enculée.

Mme le Jay
Commencez par le devant.

(Mirabeau enfile madame le Jay, et d’Anton encule Mirabeau)

Mirabeau
Fort bien : allons, poussons chacun de notre côté, M. d’Anton, je vais jouir doublement.

(Marat prend des verges, et fouette Mirabeau, madame le Jay, la Théroigne fouette Marat)

Le Cirque retentit de cris voluptueux, de trémoussements convulsifs.

* * *
SCÈNE VIII
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, LES DEUX FRÈRES LAMETH, L’ÉVÊQUE D’AUTUN
L’Évêque d’Autun
Nous voilà bien arrivés, prenons part à la fête.

Les frères Lameth, l’Évêque d’Autun
Enculons-nous. (Ils s’enculent. 
Charles Lameth branle le vit à l’Évêque qui fait des grimaces de bougre, en criant :) 
Vive la liberté, vive le pacte fédératif. 
On est doublemetn uni, quand on l’est par derrière et par devant.

* * *

SCÈNE IX
LES MÊMES ACTEURS, DES MILLIERS DE SPECTATEURS, BAZIN
Le Chapelier, à l’Évêque
Vous parlez bien : pendant que M. Lameth tient et manipule votre goupillon, 
je vais vous enculer.

L’Évêque
Vous me ferez plaisir.

Le Chapelier
Ce n’est qu’à charge de revanche. Je veux être enculé à mon tour.

L’Évêque
Rien de plus juste. Je ferai votre affaire.

Bazin
Vous ne pouvez, Monsieur, avoir deux plaisirs consécutifs pendant que je ne ferai rien. 
C’est moi qui vais enculer M. le Chapelier.

Le Chapelier
Cela m’est égal, je ne fait acception de personne, pourvu que je sois de la bonne manière. 
Un vit en vaut un autre, quand il est ferme et vigoureux.

(Bazin encule le Chapelier)

Tous les fouteurs, les Enculeurs, les Gamahucheurs et les Putains se tiennent par le cul. 
Les Spectateurs foutent et s’enculent aussi.
On chante.

VAUDEVILLE

Air : chantez, dansez, amusez-vous

Mlle THÉROIGNE
Si je n’ai pas le bras de Mars,
Pour défendre notre patrie,
Je m’expose à tous les hasards,
Je suis maîtresse en fouterie ;
Je donne aux deux sexes leçon ;
Je fous en cul comme en con.
LA REINE
Je me fous de ma majesté,
Pourvu qu’on me fasse bien aise :
Plus d’une Reine a tout quitté,
Pour foutre ardemment à son aise ;
J’ai fait le Roi cent fois cocu,
Est-il moins gras et moins dodu ?
LA FAYETTE
Quand on est libre on fout partout.
Un beau vit éclaircit la vue,
L’argent n’est rien, mais foutre est tout,
Alors on n’a point la berlue.
Foutons tous jusque à demain,
C’est du bonheur le vrai chemin.
BAILLY
Moi, triple Académicien,
Je ris de la magistrature :
J’aime bien mieux d’un beau conin
Tâter la douce chevelure.
Les grandeurs et l’or ne sont rien,
Un cul, un con sont le vrai bien.
BAZIN
Si j’ai rencontré la vraie grandeur,
Ce n’est, ma foi, qu’avez ma pine ;
Les putains ont fait mon bonheur,
Je foutais toute Messaline.
Je défierais les plus rois.
La Reine connaît mes exploits.
MONSIEUR
La jouissance est un beau don,
C’est pour l’homme un charme céleste,
Elle est fille de la raison,
Elle n’offre rien de déshonnête,
C’est un plaisir toujours nouveau,
Qui nous soulage le boyau.
Madame DE BALBY
J’en fais porter à mon mari,
Et c’est pour éveiller sa flamme ;
Mais j’ai beau faire, il est transi,
Il est sans vigueur et sans âme :
Mangeant le pain d’un sorbillon,
On ne fait pas si l’autre est bon.
LES LAMETH
Issus tous deux du même sang,
Amis, et si l’on veut, bons frères,
Nous rejetons les biens, le rang,
En amours nous sommes contraires.
CHARLES LAMETH
Pour moi, je ne fous qu’en téton,
Et mon frère ne fout qu’en con.
MIRABEAU l’aîné
Je fus toujours un libertin,
Un charlatan plein de parole ;
Mais c’est surtout sur l’Arétin
Qu’on me distingua dans l’école,
Je n’ai point de vertu, de foi,
Et rien ne se mesure à moi.
Madame LE JAY
Le plus grand cornard des maris,
C’est mon époux, je vous l’assure.
Il se croit un bel Adonis,
Quoiqu’un vrai péché de nature.
Si mon mari n’est qu’un butor,
Mirabeau me console encor.
LE CHAPELIER
Sans bien, sans amis, sans espoir,
Je végétais dans la Bretagne ;
C’est à présent qu’il faut me voir
Je fous et sable le Champagne ;
Je suis ennemi du clergé,
Et j’encule ici mainte Hébé.
L’Évêque D’AUTUN
Je suis partisan des plaisirs,
Aux citoyens je suis propice ;
J’ai couronné tous leurs désirs,
J’ai dévoilé mainte injustice,
Et malgré tant de vains débats, VJ’ai confondu tous les Prélats.
D’ANTON
J’ai plaidé comme un insensé,
Pour un plat auteur famélique ;
Il méritait d’être chassé,
Écrasé de cent coups de trique.
Marat n’est qu’un escroc brutal
Qui de tout ne dit que du mal.
MARAT
Je suis un vil avorton,
Un gredin, né pour l’imposture,
Je gamahuche un cul, un con,
Je pèche contre la nature.
Recevez de moi des leçons,
Vous périrez sous les bâtons.
FIN
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